Combien de temps dure la période d'essai en Syntec ?
En bref
En Syntec, la durée de la période d'essai dépend du coefficient du salarié : de 2 à 4 mois maximum, renouvellement possible sous conditions.
Dernière mise à jour : · Sources : Légifrance (art. 3.4, art. 12.5)
Durée de la période d'essai selon la classification
La période d'essai n'est pas automatique : elle doit être écrite dans la proposition d'embauche ou le contrat de travail (art. 3.4).
Sa durée dépend du coefficient du salarié :
- ETAM, coefficient 230 (ou 240) à 250 : période d'essai de 2 mois maximum, renouvelable une fois pour 2 mois maximum (art. 3.4).
- ETAM, coefficient 275 à 500 : période d'essai de 3 mois maximum, renouvelable une fois pour 3 mois maximum (art. 3.4).
- Ingénieurs et cadres, coefficient 95 à 270 : période d'essai de 4 mois maximum, renouvelable une fois pour 4 mois maximum (art. 3.4).
Le renouvellement n'est pas automatique
Le renouvellement est qualifié d'« exceptionnel ». Il doit faire l'objet d'un accord écrit entre le salarié et l'employeur (art. 3.4).
Délais de prévenance en cas de rupture pendant l'essai
Si l'employeur ou le salarié met fin à la période d'essai, un délai de prévenance doit être respecté. Il varie selon le temps de présence dans l'entreprise, par exemple :
- Moins de 8 jours de présence : 24 heures (employeur et salarié).
- Entre 8 jours et 1 mois : 48 heures (employeur), 24 heures (salarié).
- Au-delà de 3 mois et jusqu'à 6 mois : 1 mois (employeur), 48 heures (salarié).
- Au-delà de 6 mois et jusqu'à 8 mois : 6 semaines (employeur), 48 heures (salarié) (art. 3.4).
La période d'essai ne peut pas être prolongée à cause de ce délai de prévenance. Si l'employeur ne peut pas le respecter, le salarié a droit à une indemnité compensatrice, égale aux salaires et avantages qu'il aurait perçus (art. 3.4).
Cas particulier : mission à l'étranger
Si le salarié est engagé pour une mission hors de France métropolitaine, la période d'essai peut se dérouler en France avant le départ, ou sur place. Si l'essai n'est pas concluant, le salarié est rapatrié aux frais de l'employeur (art. 12.5).
En résumé
La durée exacte dépend donc uniquement du coefficient du salarié inscrit dans son contrat de travail. Pour vérifier son coefficient et la durée applicable, il est conseillé de consulter son contrat de travail ou de se rapprocher des services RH. En cas de doute, l'inspection du travail peut aussi être contactée.
Sources
Articles de loi cités
Convention collective Syntec, bureaux d'études techniques (IDCC 1486)
Article 3.4
La période d'essai et la possibilité de la renouveler ne se présument pas. Elles sont expressément stipulées dans la proposition d'embauche ou le contrat de travail. La durée de la période d'essai et de son renouvellement est la suivante : – du coefficient 230 au coefficient 250 inclus de la grille de classification des emplois ETAM, la période d'essai est de 2 mois maximum. Elle peut être renouvelée pour une durée de 2 mois maximum ; – du coefficient 275 au coefficient 500 inclus de la grille de classification des emplois ETAM, la période d'essai est de 3 mois maximum. Elle peut être renouvelée pour une durée de 3 mois maximum ; – du coefficient 95 au coefficient 270 de la grille de classification des emplois ingénieurs et cadres, la période d'essai est de 4 mois maximum. Elle peut être renouvelée pour une durée de 4 mois maximum. Le renouvellement de la période d'essai est exceptionnel et doit faire l'objet d'un accord écrit du salarié et de l'employeur. Au cours de la période d'essai, les deux parties peuvent se séparer en respectant les délais de prévenance suivants : Durées des délais de prévenance en cas de rupture de la période d'essai Temps de présence dans l'entreprise À l'initiative de l'employeur À l'initiative du salarié Inférieur à 8 jours 24 heures 24 heures Entre 8 jours et 1 mois 48 heures 24 heures Au-delà d'1 mois et jusqu'à 3 mois 2 semaines 48 heures Au-delà de 3 mois et jusqu'à 6 mois 1 mois 48 heures Au-delà de 6 mois et jusqu'à 8 mois 6 semaines 48 heures La période d'essai, renouvellement inclus, ne peut être prolongée du fait de la durée du délai de prévenance. Ainsi, lorsqu'eu égard à la date de notification de la rupture de la période d'essai, le délai de prévenance ne peut être respecté par l'employeur, son inexécution ouvre droit pour le salarié à une indemnité compensatrice. Cette indemnité est égale au montant des salaires et avantages que le salarié aurait perçus s'il avait accompli son travail jusqu'à l'expiration du délai de prévenance, indemnité compensatrice de congés payés comprise. L'indemnité compensatrice n'est pas due au salarié en cas de dispense d'exécution du délai de prévenance sollicitée par le salarié et acceptée par l'employeur. Pendant la période d'essai, la durée des absences autorisées pour la recherche d'emploi doit être calculée sur la base de 2 heures pour chaque jour ouvré compté entre la date de notification de la rupture de la période d'essai, d'une part, et la fin de l'activité du salarié dans l'entreprise, d'autre part. Lorsque la rupture est à l'initiative du salarié, les heures d'absences autorisées pour la recherche d'emploi ne donnent pas lieu à rémunération. NOTA : Coefficient des ouvriers et employés : au lieu de « 230 », lire « 240 » à compter de l'entrée en vigueur de l'avenant n° 2 du 29 septembre 2022. (Avenant n° 2 du 27 octobre 2022, art. 8 - BOCC 2022-49).
Convention collective Syntec, bureaux d'études techniques (IDCC 1486)
Article 12.5
Lorsqu'un salarié est engagé spécialement pour accomplir des missions hors de France métropolitaine, il peut être soumis à la période d'essai prévue par l'article 3.4 de la convention collective : – soit en France métropolitaine avant le départ en mission ; – soit hors de France métropolitaine au lieu de la mission, auquel cas si l'essai n'est pas jugé concluant par l'une ou l'autre des parties, le salarié est rapatrié aux frais de l'employeur. De plus, dans le cas où cette période d'essai s'accomplirait hors de France métropolitaine, le salarié ne pourrait faire venir sa famille pour le rejoindre tant que la période d'essai ne serait pas achevée de façon concluante, sauf autorisation spéciale de l'employeur.
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