Un locataire peut-il sous-louer sur Airbnb ?

En bref

Non, pas librement : le locataire doit obtenir l'accord écrit du bailleur avant toute sous-location, y compris pour une location courte durée type Airbnb.

Dernière mise à jour : · Sources : Légifrance (art. 8)

Ce que dit la loi

Le locataire ne peut pas sous-louer son logement sans respecter des règles précises :

  • Il lui faut l'accord écrit du bailleur, y compris sur le montant du loyer de la sous-location (art. 8, loi-89-462).
  • Le prix au mètre carré demandé au sous-locataire ne peut pas dépasser celui que paie le locataire principal (art. 8, loi-89-462).
  • Le locataire doit remettre au sous-locataire une copie de l'autorisation écrite du bailleur et une copie du bail en cours (art. 8, loi-89-462).
  • Si le bail principal se termine, le sous-locataire (donc la personne qui loue via Airbnb) ne peut réclamer aucun droit au bailleur, ni prétendre à un titre d'occupation (art. 8, loi-89-462).

Ce que cela signifie pour une sous-location Airbnb

Une mise en location sur Airbnb est une forme de sous-location. Elle est donc soumise à la même règle : sans accord écrit du bailleur, elle n'est pas autorisée.

⚠️ Attention : les articles fournis ne traitent pas des règles spécifiques aux locations de courte durée type Airbnb (déclaration en mairie, limite de jours par an, régime des meublés de tourisme, etc.). Ces règles existent mais ne figurent pas dans les textes que j'ai reçus. Elles relèvent souvent du code du tourisme et de réglementations municipales (notamment à Paris et dans les grandes villes).

Nos conseils

  • Demandez toujours l'accord écrit du bailleur avant de sous-louer, même pour une courte durée.
  • Renseignez-vous auprès de votre mairie (service urbanisme ou logement) sur les règles locales concernant les meublés de tourisme.
  • En cas de doute sur un contrat de location ou un litige avec le bailleur, un avocat ou l'ADIL (Agence Départementale d'Information sur le Logement) peuvent vous conseiller gratuitement.

Sources

Articles de loi cités

  • Loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 (copropriété)

    Article 8

    I. - Un règlement conventionnel de copropriété, incluant ou non l'état descriptif de division, détermine la destination des parties tant privatives que communes, ainsi que les conditions de leur jouissance ; il fixe également, sous réserve des dispositions de la présente loi, les règles relatives à l'administration des parties communes. Il énumère, s'il y a lieu, les parties communes spéciales et celles à jouissance privative. Le règlement de copropriété ne peut imposer aucune restriction aux droits des copropriétaires en dehors de celles qui seraient justifiées par la destination de l'immeuble, telle qu'elle est définie aux actes, par ses caractères ou sa situation. II. - Le règlement de copropriété des immeubles dont le permis de construire est délivré conformément à un plan local d'urbanisme ou à d'autres documents d'urbanisme imposant la réalisation d'aires de stationnement prévoit qu'une partie des places de stationnement adaptées prévues au titre de l'obligation d'accessibilité définie à l'article L. 161-1 du code de la construction et de l'habitation est incluse dans les parties communes. Le règlement de copropriété des immeubles prévoit, dans des conditions définies par décret, les modalités selon lesquelles ces places de stationnement adaptées sont louées de manière prioritaire aux personnes handicapées habitant la copropriété.

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Information générale, pas un conseil juridique.