Convention collective Métallurgie (IDCC 3248)

Article 2

Auvergne Mesures urgentes en faveur de l'emploi et de la formation professionnelle › Mesures urgentes en faveur de l'emploi

1. Actions de formation professionnelle

Les actions de formation professionnelle continue mises en œuvre dans le cadre du présent accord visent à :

– accompagner les entreprises dans leur effort de formation en qualifiant les nouveaux salariés recrutés pour faire face aux défis de pertes de compétences dues essentiellement aux départs à la retraite et en mobilisant les seniors pour la sauvegarde des compétences ;

– accompagner les changements d'organisation et la mise en place de nouveaux process, notamment dans les petites entreprises ;

– augmenter les compétences techniques et technologiques des salariés afin qu'ils puissent avec la robotisation et l'évolution technologique, pourvoir les métiers existants et accéder à de nouveaux métiers demandant une montée en compétence importante ;

– accompagner les salariés dans l'acquisition de certifications de branches notamment dans le cadre de la VAE afin de valoriser leur expérience ;

– inciter les entreprises à recourir à la formation en période de sous-activité.

Les principaux objectifs de la formation identifiés sont les suivants :

– permettre aux salariés de s'adapter aux méthodes de travail, aux nouveaux outils et nouvelles technologies ;

– sécuriser les parcours professionnels et développer l'employabilité ;

– favoriser les mobilités internes par le développement et le transfert des compétences en mobilisant l'AFEST ;

– former les salariés aux nouveaux produits, aux process innovants ;

– permettent aux salariés d'accéder le cas échéant aux certifications requises ;

– former les salariés en lien avec les mutations organisationnelles de l'entreprise ;

– accompagner les managers dans la gestion de leurs équipes ;

– permettre aux salariés de participer à l'amélioration de la performance industrielle ;

– soutenir la déclinaison des dispositifs GEPP ;

– prévenir la désinsertion professionnelle en particulier pour les salariés en situation de handicap ;

– anticiper les risques de pénuries de main-d'œuvre par la formation sur les métiers en tensions.

Les entreprises concernées pourront relever de tous différents secteurs de la métallurgie, reflet des activités diversifiées des entreprises d'Auvergne.

Ce sont en priorité les entreprises de moins de 250 salariés avec possibilité d'ouverture aux plus de 250 salariés pour les entreprises relevant d'activités impactées par la conjoncture ou la pénurie de main-d'œuvre liée aux départs à la retraite prochains et aux métiers en tension ou en évolution.

Nous privilégierons les publics suivants :

– salariés les moins qualifiés et concernés par le maintien dans l'emploi ;

– les salariés dont les compétences sont devenues obsolètes ou inadaptées en vue de faciliter les adaptations aux nouveaux métiers ;

– les salariés dont les emplois nécessitent une veille continue sur les technologies du futur ;

– les salariés identifiés pour une transition ou une mobilité interne de leur parcours professionnel en lien avec la stratégie d'entreprise ;

– les salariés expérimentés pour les accompagner et les outiller dans le transfert de leur savoir-faire auprès des autres salariés de l'entreprise avant leur fin de carrière par notamment la mise en œuvre des outils proposés par la branche (guide de transfert de compétences…).

Les thèmes de formations identifiés sont notamment les suivants :

– techniques industrielles (mécanique, électrique, électronique, usinage, soudage, chaudronnerie…) ;

– organisation industrielle (lean, gestion de projets, pilotage, outils…) ;

– nouvelles technologie (automatisme, robotisation, fabrication additive, intelligence artificielle…) ;

– certifications métiers (qualification soudage, CQPM de la branche, CCPM de la branche, CCPI, blocs de compétence…) ;

– maintenance pluri-technologie…

– management, RH, stratégie, accompagnement au changement… ;

– compétences transverses (informatique, bureautique, commercial, achats, qualité, langues…) ;

– formations liées à l'acquisition et à l'exploitation des données…

Les entreprises qui décideraient de former leurs salariés pourront bénéficier des dispositifs de financement suivants :

Financements spécifiques prévus par le présent accord

Les actions de formation mises en œuvre au titre du présent accord bénéficient d'un financement spécifique selon les conditions prévues par l'article 88 de l'accord national du 8 novembre 2019 relatif à l'emploi, à l'apprentissage et à la formation professionnelle dans la métallurgie.

La prise en charge des actions se fera dans la limite du budget arrêté par le Conseil d'Administration d'OPCO 2i, et selon les conditions de prise en charge définies par le conseil d'administration de l'OPCO 2i, sur recommandation de la CPNEFP restreinte de la métallurgie.

Les financements spécifiques prévus par le présent accord pourront s'articuler, le cas échéant, avec les autres sources de financement de l'Opco 2i (FNE en particulier)

Financements de droit commun

Il est rappelé qu'en dehors des financements spécifiques décrits ci-avant, les entreprises peuvent solliciter la prise en charge totale ou partielle des coûts pédagogiques et/ou des salaires afférents aux actions de formation mises en œuvre au profit de leurs salariés, en mobilisant les dispositifs de financement de droit commun que sont : le plan de développement des compétences pour les entreprises de moins de cinquante salariés, le dispositif de reconversion ou de promotion par l'alternance dans les conditions définies par la branche,etc.

Autres financements mobilisables

D'autres co-financements pourront être mobilisés le cas échéant et dans la mesure des solutions proposés par l'État et/ou la région.

Pour aller plus loin

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