Qu'est-ce qu'un jour de souffrance ?

En bref

Les articles fournis ne définissent pas l'expression « jour de souffrance ». Ils encadrent en revanche les fenêtres et ouvertures qu'un propriétaire peut créer donnant sur la propriété du voisin.

Dernière mise à jour : · Sources : Légifrance (art. 676, art. 677, art. 675, art. 678)

Ce que je peux vous dire

L'expression « jour de souffrance » n'apparaît pas dans les articles fournis. Je ne peux donc pas vous donner sa définition exacte avec ces textes, pour rester fiable.

En général, dans le langage courant du droit de la propriété, un « jour de souffrance » désigne une ouverture qui laisse passer la lumière mais pas la vue (pas de vision directe sur la propriété voisine). Les articles fournis parlent de règles proches, qui peuvent y correspondre :

Les règles sur les fenêtres à jour (mur non mitoyen)

  • Un propriétaire peut percer, dans un mur qui n'est pas mitoyen (pas partagé avec le voisin) mais qui touche directement le terrain du voisin, des fenêtres avec un grillage en fer et une vitre fixe (art. 676).
  • Les mailles du grillage doivent avoir une ouverture de 10 cm maximum, et la vitre doit être fixe, non ouvrante (art. 676).
  • Ces fenêtres doivent être placées haut : à 2,60 m au-dessus du sol au rez-de-chaussée, et à 1,90 m au-dessus du sol aux étages (art. 677).

Ces règles limitent la vue vers le voisin, tout en laissant passer la lumière : c'est ce type d'ouverture qui correspond souvent à ce qu'on appelle un « jour de souffrance ».

Ce qui est différent : le mur mitoyen

  • Si le mur est mitoyen (partagé entre les deux propriétés), aucune fenêtre ni ouverture n'est possible sans l'accord du voisin, même avec une vitre fixe (art. 675).

Ce qui est différent aussi : les vraies vues

  • Pour avoir une vraie vue (fenêtre normale, balcon), il faut une distance d'au moins 1,90 m entre le mur et le terrain du voisin, sauf cas particulier de servitude de passage (art. 678).

Mon conseil

Pour être certain de la définition exacte et des conditions applicables à votre situation, je vous conseille de consulter un notaire ou un avocat spécialisé en droit immobilier. Le service urbanisme de votre mairie peut aussi vérifier si des règles locales (PLU) s'ajoutent à ces règles nationales.

Sources

Articles de loi cités

  • Code civil

    Article 676

    Le propriétaire d'un mur non mitoyen, joignant immédiatement l'héritage d'autrui, peut pratiquer dans ce mur des jours ou fenêtres à fer maillé et verre dormant. Ces fenêtres doivent être garnies d'un treillis de fer dont les mailles auront un décimètre (environ trois pouces huit lignes) d'ouverture au plus et d'un châssis à verre dormant.

  • Code civil

    Article 677

    Ces fenêtres ou jours ne peuvent être établis qu'à vingt-six décimètres (huit pieds) au-dessus du plancher ou sol de la chambre qu'on veut éclairer, si c'est à rez-de-chaussée, et à dix-neuf décimètres (six pieds) au-dessus du plancher pour les étages supérieurs.

  • Code civil

    Article 675

    L'un des voisins ne peut, sans le consentement de l'autre, pratiquer dans le mur mitoyen aucune fenêtre ou ouverture, en quelque manière que ce soit, même à verre dormant.

  • Code civil

    Article 678

    On ne peut avoir des vues droites ou fenêtres d'aspect, ni balcons ou autres semblables saillies sur l'héritage clos ou non clos de son voisin, s'il n'y a dix-neuf décimètres de distance entre le mur où on les pratique et ledit héritage, à moins que le fonds ou la partie du fonds sur lequel s'exerce la vue ne soit déjà grevé, au profit du fonds qui en bénéficie, d'une servitude de passage faisant obstacle à l'édification de constructions.

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Information générale, pas un conseil juridique.