En clair
Ce que dit cet article, en clair
Cet article encadre l'examen des caractéristiques génétiques constitutionnelles d'une personne (analyse de l'ADN pour connaître certaines caractéristiques héréditaires). Il précise que cet examen ne peut être réalisé qu'à des fins médicales ou de recherche scientifique, sous réserve du consentement écrit et préalable de la personne concernée, après une information détaillée. Il prévoit aussi des dérogations pour la recherche scientifique à partir d'éléments déjà prélevés et pour la lutte contre le dopage, et interdit toute publicité pour ce type d'examen.
Points clés
- L'examen n'est autorisé qu'à des fins médicales ou de recherche scientifique (sauf dérogation dopage prévue au III bis).
- Le consentement de la personne doit être exprès, écrit et donné avant l'examen, après information sur la nature, l'indication ou l'objectif de l'examen.
- La personne doit aussi être informée du risque de découvertes incidentes (résultats sans lien avec l'objectif initial) et de son droit de refuser d'en être informée, même si cela concerne sa famille.
- Le consentement est révocable à tout moment, en tout ou partie, sans forme particulière.
- En cas de recherche scientifique à partir d'éléments déjà prélevés à d'autres fins, c'est l'article L. 1130-5 du code de la santé publique qui s'applique à la place des I et II.
Résumé rédigé par Loilà à partir du texte officiel ci-dessous, qui seul fait foi.
Votre situation
Texte officiel · Légifrance
I.-L'examen des caractéristiques génétiques constitutionnelles d'une personne ne peut être entrepris qu'à des fins médicales ou de recherche scientifique. Il est subordonné au consentement exprès de la personne, recueilli par écrit préalablement à la réalisation de l'examen.
II.-Le consentement prévu au I est recueilli après que la personne a été dûment informée :
1° De la nature de l'examen ;
2° De l'indication de l'examen, s'il s'agit de finalités médicales, ou de son objectif, s'il s'agit de recherches scientifiques ;
3° Le cas échéant, de la possibilité que l'examen révèle incidemment des caractéristiques génétiques sans relation avec son indication initiale ou avec son objectif initial mais dont la connaissance permettrait à la personne ou aux membres de sa famille de bénéficier de mesures de prévention, y compris de conseil en génétique, ou de soins ;
4° De la possibilité de refuser la révélation des résultats de l'examen de caractéristiques génétiques sans relation avec l'indication initiale ou l'objectif initial de l'examen ainsi que des risques qu'un refus ferait courir aux membres de sa famille potentiellement concernés, dans le cas où une anomalie génétique pouvant être responsable d'une affection grave justifiant de mesures de prévention, y compris de conseil génétique, ou de soins serait diagnostiquée.
Le consentement mentionne l'indication ou l'objectif mentionné au 2° du présent II.
Le consentement est révocable en tout ou partie, sans forme et à tout moment.
La communication des résultats révélés incidemment, mentionnés au 4°, est assurée dans le respect des conditions fixées au titre II du livre Ier de la première partie du code de la santé publique, lorsque l'examen poursuit des finalités de recherche scientifique, ou au titre III du même livre Ier, lorsque les finalités de l'examen sont médicales.
III.-Par dérogation aux I et II, en cas d'examen des caractéristiques génétiques mentionné au I entrepris à des fins de recherche scientifique et réalisé à partir d'éléments du corps d'une personne prélevés à d'autres fins, l'article L. 1130-5 du code de la santé publique est applicable.
III bis.-Par dérogation au I du présent article, l'examen des caractéristiques génétiques constitutionnelles d'une personne peut également être entrepris à des fins de lutte contre le dopage, dans les conditions prévues à l'article L. 232-12-2 du code du sport.
IV.-Tout démarchage à caractère publicitaire portant sur l'examen des caractéristiques génétiques constitutionnelles d'une personne est interdit.