En clair
Ce que dit cet article, en clair
Cet article précise le contenu obligatoire du rapport que doit établir le mandataire ad hoc (personne désignée par la justice pour aider une copropriété en difficulté) dans le cadre de sa mission. Il liste les analyses que ce rapport doit contenir ainsi que les préconisations à formuler. Il prévoit aussi la possibilité pour le mandataire de s'adjoindre un expert technique si besoin, avec l'autorisation du président du tribunal judiciaire.
Points clés
- Le rapport doit contenir : un état des lieux juridique et foncier de la copropriété, un état des lieux technique de l'immeuble (incluant l'analyse de certaines charges et les diagnostics existants), une analyse du fonctionnement des instances de la copropriété, une analyse des comptes et des impayés, et une analyse des procédures en cours et des contrats du syndicat.
- Le rapport doit formuler des préconisations pour améliorer le fonctionnement de la copropriété, se conformer aux obligations légales, améliorer le recouvrement des impayés, améliorer l'état de l'immeuble et dégager des économies.
- Ces préconisations doivent être classées par ordre de priorité et intégrées dans un calendrier de mise en œuvre ; les mesures urgentes doivent être signalées, et une estimation sommaire des dépenses et recettes doit être jointe.
- Si le mandataire a besoin d'une expertise technique particulière qu'il ne possède pas, il peut demander au président du tribunal judiciaire, sur requête (demande écrite), l'autorisation de s'adjoindre une personne qualifiée.
- Le président du tribunal fixe alors la mission, la rémunération de cette personne et son imputation (répartition du paiement), selon les modalités prévues par l'article 29-1 B de la loi du 10 juillet 1965.
Résumé rédigé par Loilà à partir du texte officiel ci-dessous, qui seul fait foi.
Votre situation
Texte officiel · Légifrance
I.-Le rapport du mandataire ad hoc comprend au moins les parties suivantes :
1° Un état des lieux de l'organisation juridique et foncière de la copropriété ;
2° Un état des lieux de la situation technique de l'immeuble, comprenant notamment l'analyse des charges mentionnées aux articles 3 et 4 du décret n° 2005-240 du 14 mars 2005 relatif aux comptes du syndicat des copropriétaires et les diagnostics techniques existants ;
3° Une analyse du fonctionnement des instances de la copropriété ;
4° Une analyse de l'ensemble des comptes, des impayés des copropriétaires, des dettes et des créances non recouvrées du syndicat ;
5° Une analyse des procédures contentieuses en cours ainsi que des contrats souscrits par le syndicat ;
6° En fonction des états des lieux et analyses précités, des préconisations détaillant les actions à mettre en œuvre pour notamment :
-améliorer le fonctionnement et l'organisation de la copropriété ;
-se conformer aux obligations légales et réglementaires ;
-améliorer le recouvrement des impayés ;
-améliorer l'état de l'immeuble ;
-dégager des économies, notamment sur les différents postes de charges et sur les contrats d'entretien.
Ces préconisations sont priorisées et inscrites dans un calendrier de mise en œuvre. Le cas échéant, les mesures urgentes sont signalées. Une estimation sommaire des dépenses et recettes en résultant est jointe au rapport.
II.-Lorsque, pour mener à bien les analyses prévues par le présent article et formuler ses préconisations, le mandataire ad hoc doit avoir recours, sur un sujet requérant une haute technicité, à une personne ayant une qualification particulière dont il ne dispose pas, il peut solliciter du président du tribunal judiciaire, sur requête, l'autorisation de s'adjoindre une telle personne. Le président du tribunal judiciaire détermine la mission et les conditions de rémunération de ce tiers ainsi que l'imputation de cette rémunération dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article 29-1 B de la loi du 10 juillet 1965.