En clair
Ce que dit cet article, en clair
Cet article dispense de toute formalité au titre du code de l'urbanisme (pas de déclaration ni de permis) les constructions temporaires implantées pour une durée n'excédant pas trois mois. Ce délai est allongé selon le type de construction : jusqu'à un an, deux ans, une année scolaire, la durée d'un chantier ou d'une manifestation, selon les cas listés par l'article. À la fin de la durée applicable, le constructeur doit remettre les lieux dans leur état initial.
Points clés
- Règle générale : dispense de formalité pour une implantation de trois mois maximum.
- Un an pour le relogement d'urgence après sinistre ou catastrophe, et pour l'hébergement d'urgence des demandeurs d'asile.
- Durée du chantier pour les constructions liées aux travaux ou à la commercialisation d'un bâtiment en construction ; un an pour le maintien d'activités économiques si situées à moins de trois cents mètres du chantier.
- Durée d'une manifestation (culturelle, commerciale, touristique, sportive), dans la limite d'un an, pour les installations liées à cet événement ; une année scolaire ou la durée des travaux pour les classes démontables.
- Deux ans pour certains logements temporaires (résidence universitaire, résidence sociale, centre d'hébergement et de réinsertion sociale, structure d'hébergement d'urgence, relogement lié à un programme de rénovation urbaine), avec obligation de remise en état des lieux à l'issue du délai.
Résumé rédigé par Loilà à partir du texte officiel ci-dessous, qui seul fait foi.
Votre situation
Texte officiel · Légifrance
Sont dispensées de toute formalité au titre du présent code, en raison de la faible durée de leur maintien en place ou de leur caractère temporaire compte tenu de l'usage auquel elles sont destinées, les constructions implantées pour une durée n'excédant pas trois mois.
Toutefois, cette durée est portée à :
a) Un an en ce qui concerne les constructions nécessaires :
- au relogement d'urgence des personnes victimes d'un sinistre ou d'une catastrophe naturelle ou technologique ;
- à l'hébergement d'urgence des personnes migrantes en vue de leur demande d'asile ;
b) Une année scolaire ou la durée du chantier de travaux en ce qui concerne les classes démontables installées dans les établissements scolaires ou universitaires pour pallier les insuffisances temporaires de capacités d'accueil ;
c) La durée du chantier, en ce qui concerne les constructions temporaires directement nécessaires à la conduite des travaux ainsi que les installations liées à la commercialisation d'un bâtiment en cours de construction et pour une durée d'un an en ce qui concerne les constructions nécessaires au maintien des activités économiques ou des équipements existants, lorsqu'elles sont implantées à moins de trois cents mètres du chantier ;
d) La durée d'une manifestation culturelle, commerciale, touristique ou sportive, dans la limite d'un an, en ce qui concerne les constructions ou installations temporaires directement liées à cette manifestation ;
e) Deux ans en ce qui concerne les constructions à usage :
- de résidence universitaire, telle que définie à l'article L. 631-12 du code de la construction et de l'habitation ;
- de résidence sociale, telle que définie au troisième alinéa de l'article L. 633-1 du code de la construction et de l'habitation ;
- de centre d'hébergement et de réinsertion sociale, tel que défini à l'article L. 345-1 du code de l'action sociale et des familles ;
- de structure d'hébergement d'urgence, telle que mentionnée aux articles L. 345-2-2 et L. 345-2-3 du code de l'action sociale et des familles ;
- de relogement temporaire rendu nécessaire par des opérations d'aménagement urbain réalisées dans le cadre du nouveau programme national de renouvellement urbain, telles que définies à l'article 9-1 de la loi n° 2003-710 du 1er août 2003 d'orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine.
A l'issue de cette durée, le constructeur est tenu de remettre les lieux dans leur état initial.